#Occupetoi Confinement – Jeu 10 Le Roman photo PIXAR

C’est un peu comme Star wars, il y a plusieurs opus au Roman photo, parce qu’il y a plusieurs formes de storytelling. On va donc s’attacher à une forme en particulier pour cet atelier.

“Il était une fois… tous les jours… mais un jour… à cause de ça …grâce à ça…” est le storytelling de Pixar et Disney #Connucommeleloupblanc. C’est donc ainsi que nous titrons cet atelier et cet article. Toutefois, ce n’est pas l’apanage des studios d’animation d’utiliser cette méthode. Qu’est ce que le storytelling ? C’est une méthode d’écriture qui permet de rendre vivante une histoire quand on la raconte. Dans cette histoire le personnage central dépasse des peurs, des croyances, en sortant de sa zone de confort et en apprend quelque chose à la fin. Bien souvent, l’histoire est tirée de faits réels ou de l’histoire personnelle de celui/celle qui la raconte.

méthode d’écriture d’Il était une fois pour storytelling

On prend du vieux pour faire du neuf

Le storytelling, inventé dans les années 90, est un art oratoire appliqué aujourd’hui en marketing, discours de motivation, politique… Tu le connais sûrement, il y a un gars, one ne peut plus réputé pour bien maîtriser la méthode, c’est Steve Job. Mais à vrai dire, on peut remonter très loin, le “storytelling” est une conséquence d’un style oratoire vieux comme Hérode. Comme cette expression d’ailleurs ^^. Ce qu’il y a d’innovant dans les 90’s c’est qu’on l’utilise comme technique de communication. Notamment, pour une marque et inciter à acheter un produit, en politique pour faire adhérer à des opinions ou faire des discours inspirants type TedX et amener le public à réfléchir… En somme, la méthode est utilisée pour pousser à l’action et par la même, décriée comme étant une manipulation du public. Mais la méthode repose sur un système d’écriture existant depuis longtemps.

Dès l’antiquité grecque et romaine, avec Œdipe, Jason, Hercule, Ariane, le minotaure… Même si ce sont des mythes, les fondements viennent de là. L’histoire de Cendrillon, par exemple, existe dès cette époque. Elle ne se prénomme pas toujours ainsi selon les pays mais l’histoire est toujours plus où moins la même avec la touche de folklore local. Pourtant, le livre n’existe pas. Du moins pas sous la forme que l’on connaît grâce à l’imprimerie et lire est réservé qu’aux noble et les religieux. Alors pourquoi est-elle si connue? Parce que l’on transmet par oral ces histoires, tradition “populaire” qui fait office d’enseignement.

L’histoire du conte modifiée au fil des ans

En Europe, on attribue à Charles Perrault la création de contes avec ce procédé d’écriture au XVIIe. Mais ce n’est pas réellement exact. Il a rendu ce type d’histoire accessible parce qu’il a mit par écrit une tradition orale existante depuis des millénaires. Le principe d’ Il était une fois, tous les jours, mais un jour…et ainsi de suite, existait déjà dans cette tradition orale. Le bon Charly l’a transcrite, y a mit une touche de merveilleux et, à la fin du livre, les valeurs qui sont abordées dans ces histoires. Ainsi Cendrillon, La Belle au bois dormant, Le Petit Chaperon rouge, Chat botté, le Petit Poucet… se font un lifting. Donnant ainsi naissance à une moralité au conte qui jusqu’alors était sous entendue.

Le Vaudeville ou le Théâtre de boulevard bien connu au XVIIIe avec Marivaux, Feydeau… vont utiliser aussi cette méthode. Ici, l’élément perturbateur étant souvent l’arrivée de la belle mère pour fouiner ou de l’amant dans le placard…
Puis au XIX eme, ce procédé d’écriture est encore amélioré. Entre autre en Allemagne avec les frères Grimm ou au Danemark avec Andersen. Pour ne citer que les plus connus. Ils le sont car ils ont fournis pléthore d’oeuvres en modifiant la plupart des récits.

Les récits deviennent des contes pour jeunesse

Ces histoires populaires, pour la plupart, ont un penchant tragique, voire terrifiant. Elles parlent de mutilation, d’infanticides, viols, meurtres… et autres drames sans détour. En effet, le principe du personnage qui a un quotidien bouleversé par un élément perturbateur, vit des aventures. Sa seule vocation: il doit en tirer une leçon. Le but étant de créer les fondement d’une pratique sociale. Les drames des récits sont “adoucis” pour les destiner à la jeunesse. Enveloppés de poésie, de merveilleux ou de dramatique, cette méthode va transmettre des valeurs, donner un apprentissage. Ainsi, la moralité a retenir sur les grands thèmes de ce monde viennent compléter une éducation. On parle de la jeunesse, la vieillesse, l’amour, l’infidélité, la cupidité, pauvreté… Et puis, naturellement tout ceci revêt une dimension religieuse. La notion de destin, du divin, tout ce que l’on ne s’explique pas qui arrive au personnage, renforce la moralité.

Tous ces auteurs réputés ont ainsi rendu les histoires plus accessibles, plus populaires en les destinant à la jeunesse. Il était une fois…tous les jours… pousse les lecteurs ou le public à réfléchir et à agir en fonction de la morale. Elles sont plus agréable à écouter que les histoires d’origines, une pincée d’émotion, le public veut se projeter dans ces aventures. C’est un succès qui permet de faire passer ces histoires de populaires au stade de renommée mondiale. Aujourd’hui connues par le grand public que Disney a lui aussi revisité 😉

Analyse et utilisation

Si on se penche sur les contes connus, on comprend vite que la Reine de Blanche Neige parle de la peur de vieillir. Ou bien, encore que le Chaperon Rouge rencontre un jeune galant à travers le loup qui lui prendra sa virginité si elle n’y prend pas garde. Alors que le Chasseur, homme honnête et solide, est l’homme sur qui elle peut compter pour la protéger et donc le mariage. Le livre de Bruno Bettelheim La psychanalyse des contes de fées, donne la 2eme lecture de toutes ces histoires qui ont traversé le temps. On se raconte tout ça au coin des cheminées, lors de veillées en soirée, mais aussi dans les auberges/bars, pour passer le temps, faire rêver mais en même temps donner des leçons de morale.

Aujourd’hui, en fin d’ateliers nous l’utilisons dans certaines situations pour faire passer un message ou mettre en avant un apprentissage. Après un world café par exemple, ou un atelier sur les forces… ou bien d’autres ateliers qui donnent de la matière à exploiter. En effet, le principe est de donner la possibilité au groupe d‘écrire son histoire, en imaginant les parallèles de ce qu’elle vit en entreprise, du message qu’elle veut faire passer, ce qu’elle a retenu d’une journée de séminaire.

Ainsi, la restitution de la journée est plus sympa, on y ajoute même de la scénarisation quand les groupes apprécient notre accompagnement pour théâtraliser le récit.

Mais, peut être que à titre tout à fait personnel, il est possible d’imaginer ta propre histoire, avec la pandémie passée par là et tout ce que toi héros ou héroïne, tu as appris ?

Si t’as envie d’y jouer, Coézi te propose de télécharger les règles du jeu ci dessous.

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